Commentaire historique sur Suétone

Essay by elcotCollege, UndergraduateA, April 2008

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Par l'originalité de sa documentation, l'étonnante diversité de ses sources et l'ampleur de son savoir, Suétone nous a livré des portraits passionnants des empereurs du Ier siècle de l'Empire romain. Soucieux de présenter la complexité de leur personnalité et de leur caractère, il fouille leur vie privée dans ses moindres détails. Avec lui, un nouveau genre littéraire et historique voit le jour : la biographie impériale, qui témoigne de la personnalisation du pouvoir.1 Les livres intitulés « Vies des douze Césars », son oeuvre la plus importante, est constituer de huit tomes présentent la biographie des douze premiers empereurs de Rome, en commençant par Jules César et en terminant par Domitien.2 Suétone à su présenter toutes les facettes de la vie publique et priver des empereurs, comme celles de la vie d’Augustes ( aussi connu sous le nom d’Octave), qui vécu d'ambigus problèmes familiaux.3 Auguste utilisait sa famille pour favoriser ses alliances politiques : il marie sa sœur Octavie à Marc-Antoine (40 av.

J.-C.) pour conclure le traité de Brindes. Son troisième mariage avec une femme de la haute aristocratie fait scandale et pour envenimer les choses, il dût supporter la mort de ses principaux successeurs.4La succession d’AugusteUn complexe problème apparu à Auguste : celui de sa succession. Le successeur ne pouvait être qu’un représentant de sa famille, comme lui-même avait hérité de César.5 Mais les dieux lui avaient jusqu’ici refusé un fils. Un premier mariage avec Claudia, la belle-fille d’Antoine, fut imposé par les vétérans de César comme gage de bonne entente entre Octave et Antoine. Mais ce mariage ne dura pas et à la fin de l’année 40 av. J.-C., Octave épousa Scribonia, veuve de deux consulaires, qui lui donna une fille: Julie. Mais il divorça bientôt, écœuré, dit-il, du "caractère insupportable de sa femme". Le 17 janvier 38 av. J.-C., il épousa Livie6 qui dut, pour cela, abandonner son mari. Mais un scandale éclata car Livie avait déjà eu un fils (le futur empereur Tibère) avec Claudius Nero, et elle en attendait un second enfant. Mais le mariage avec Livie demeura stérile et Auguste dut chercher un successeur en dehors de sa descendance directe.7 Lui-même n’était pas le fils véritable de César par le sang, il n’en était que le petit-neveu.8 Or, la sœur d’Auguste, Octavie, l’épouse malheureuse d’Antoine, avait eu trois enfants d’un premier mariage avec Claudius Marcellus: deux filles et un fils, Marcellus, né vers 42 av. J.-C.. C’est vers ce jeune homme que se tourna le regard d’Auguste. En 29 av. J.-C. déjà , il avait figuré, ainsi que le beau-fils d’Auguste, Tibère, dans la pompe triomphale du mois d’août, à la droite de son oncle. Puis Auguste l’avait pris avec lui lors des ses campagnes contre les Cantabres (comme lui-même avait suivi César au temps de Munda)9 et, en 25 av. J.-C., il lui avait donné en mariage sa fille Julie. Il semblait alors évident que Marcellus allait devenir l’héritier d’Auguste. Agrippa, son vieux compagnon de lutte, n’aimait pas Marcellus et voyait avec tristesse les honneurs s’accumuler sur cette jeune tête. Tout laissait croire qu’Auguste ne tarderait pas à adopter Marcellus. Mais, malheureusement, après la célébration des "Ludi Romani", voici que Marcellus tombe malade et meurt ( fin octobre 23 av. J.-C.)10 . Auguste doit se rendre à l’évidence, les dieux ne lui ont pas encore désigné l’héritier attendu, nécessaire pour assurer la continuité et l’équilibre même du Principat11. Dès qu’il le put, il appela Agrippa, le contraint au divorce et lui fit épouser Julie, la veuve de Marcellus. Cette fois, les dieux sont favorables. À deux ans d’intervalle naissent deux garçons, Gaïus et Lucius César. À la mort d’Agrippa, en 12 av. J.-C., Auguste fit aussitôt épouser Julie à Tibère, qu’il obligea pour cela au divorce. Tibère était essentiellement chargé de veiller sur l’éducation des deux jeunes princes, qu’Auguste avait adoptés dès leur naissance. Tibère se retrouvait dans la même situation qu’Agrippa quelques années auparavant.

On décida, dès l’année 5 av. J.-C., que l’aîné, Gaïus, recevrait le consulat avant l’âge, en 1 ap. J.-C. et que trois ans plus tard, ce serait le tour de son frère.12 Pour compléter la formation de Gaïus et le présenter à l’Empire, Auguste le chargea, en 1 av. J.-C., comme consul désigné, d’une mission militaire. Mais, peu de temps après, alors qu’il tentait de rétablir l’ordre en Arménie, Gaïus fut blessé. Il mourus de sa blessure après plusieurs mois de maladie (21 février 4 ap. J.-C.). Le coup était d’autant plus dur pour Auguste que l’autre César, Lucius, était mort deux ans plus tôt (20 août 2 ap. J.-C.).13 Auguste avait alors 67 ans et les complications de sa succession n’étaient pas encore réglé.

Pour résoudre enfin le problème, Auguste procéda à deux adoptions simultanées. Celle de Tibère et celle d’Agrippa Postume, le frère de Gaïus et Lucius, né en 12 av. J.C. après la mort de son père. Au pire, Tibère ne deviendrait donc que le dépositaire du pouvoir impérial. Mais, une fois de plus, les calculs de l’empereur furent déjoués. Agrippa Postume ne tarda pas à être relégué dans une île, sous prétexte que son caractère brutal et sa stupidité rendaient impossible sa vie à Rome. En 13 ap. J.-C., lorsqu’il sentit que la mort approchait, Auguste prit les derniers arrangements possibles. Il donna à Tibère, par une loi, des attributions égales aux siennes.14 Le 17 août 14, Auguste mourut.

En Conclusion, Suétone a été un grand historien qui à beaucoup aider les sociétés d’aujourd’hui à comprendre la vie à Rome durant l’antiquité. Son œuvre, « vies des douze Césars », est vraiment complète et ne fait aucune discrimination envers l’un ou l’autre des empereurs. Nous pouvons observer chez lui un grand intérêt pour les familles impériales et tous ce qui touchait leur vie de loin ou de proche. Ces dires sont précis (malgré le fait qu’on ai retrouvé, lors de fouilles, des maisons plus vastes et bâties avec des matériaux infiniment plus précieux que ce que Suétone exprimait)15 mais simple et concis. Vraiment, l’historien Suétone nous a laissé de très bonnes sources de recherche sur les romains.

Références1.Paul LEVFEBVRE, Pays et Nations, Montréal, édition Société Grolier Limitée, 1949, p.3692.Maurice ANDRIEUX, Rome, Paris, Librairie Arthème Fayard, 1960, p.655 à 6563.Gilles FEYEL et Martine BESNIER, Les Romains, Paris, édition Hachette, 1994 , p.18 à 19.

4.François MONMARCHÉ et al. Rome, coll. « Les guides bleus », Paris, Hachette, 1981, p.985.Albert GRENIER. Le génie romain dans la religion, la pensée et l’art. Paris, édition Albin Michel, 1969, p.346.George HACQUARD. Guide romain antique. Paris, édition classique Hachette , 1952, p.1687.A. GRENIER. Op.cit. p.1168.G. FEYEL et M. BESNIER. Op.cit. p.159.F. MONMARCHÉ. Op.cit. p.12910.Ibid. p.13711.A. GRENIER. Op.cit. p.7412.M. ANDRIEUX. Op.cit. p.12113.Ibid. p.12514.A. GRENIER. Op.cit. p.38515.M. ANDRIEUX. Op.cit. p.467BibliographieANDRIEUX, Maurice. Rome, Paris, Librairie Arthème Fayard, 1960, 662 pages.

FEYEL, Gilles et BESNIER, Martine. Les Romains, Paris, édition Hachette, 1994 , 76 pages.

GRENIER, Albert. Le génie romain dans la religion, la pensée et l’art. Paris, édition Albin Michel, 1969, 509 pages.

HACQUARD, George. Guide romain antique. Paris, édition classique Hachette , 1952, 225 pages.

LEVFEBVRE, Paul. Pays et Nations, Montréal, édition Société Grolier Limitée, 1949, 909 pages.

MONMARCHÉ, François et al. Rome, coll. « Les guides bleus », Paris, Hachette, 1981, 288 pages.